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Définition développée

Un rebond est attribué au joueur qui prend le contrôle du ballon après un tir manqué, y compris un dernier lancer franc manqué. Il est offensif quand l’équipe qui a tiré récupère le ballon, défensif quand c’est l’adversaire. Quand le ballon sort des limites après un tir manqué, la feuille de match crédite un rebond d’équipe, sans l’attribuer à personne.

Le rebond défensif met fin à la possession adverse. Le rebond offensif, lui, offre une seconde chance : en NBA comme en FIBA, l’horloge des tirs repart alors à 14 secondes, et non à 24, une règle détaillée dans la fiche shot clock.

Comment on le compte

La NBA enregistre séparément les rebonds offensifs et défensifs depuis la saison 1973-74. Auparavant, seul le total était relevé : les rebonds des géants des années 1960 ne sont donc connus qu’en bloc. Aujourd’hui, les analystes préfèrent souvent le pourcentage de rebonds, la part des rebonds disponibles qu’un joueur capte quand il est sur le terrain, parce que le total brut dépend du rythme du match et de l’adresse des deux équipes.

Les moyennes ont d’ailleurs baissé avec le temps : dans les années 1960, les équipes tiraient beaucoup et manquaient beaucoup, ce qui laissait davantage de rebonds à prendre.

Ordres de grandeur et records

  • Wilt Chamberlain détient le record sur un match : 55 rebonds, le 24 novembre 1960 contre les Celtics, dans une défaite 132-129 de Philadelphie.
  • Chamberlain a tourné à 27,2 rebonds par match en 1960-61, et il reste le meilleur rebondeur de l’histoire avec 23 924 prises, devant Bill Russell (21 620).
  • Moses Malone domine le rebond offensif depuis qu’il est compté : 6 731 en carrière NBA, et le record sur une saison, 587 en 1978-79.
  • Dennis Rodman a terminé sept saisons de suite meilleur rebondeur de la ligue, de 1991-92 à 1997-98, avec un pic à 18,7 par match la première année.
  • Plus près de nous, Domantas Sabonis a mené la NBA trois saisons d’affilée, de 2022-23 à 2024-25, avant Nikola Jokić en 2025-26 (12,9 par match).

Cette saison-là, Jokić est devenu le premier joueur à finir en tête des rebonds et des passes décisives par match depuis 1969-70, date à laquelle la NBA a commencé à désigner ses leaders à la moyenne. Les lauréats sont recensés dans la fiche meilleur rebondeur.

La technique

Le rebond se gagne avant que le ballon ne retombe. Le geste de base est le box-out : se placer entre son adversaire et le panier, le bloquer avec le dos et les hanches, puis aller chercher le ballon. Au rebond défensif, l’enjeu est de sécuriser la possession à deux mains avant de relancer.

Au rebond offensif, l’anticipation compte davantage : lire la trajectoire du tir, contourner le bloc, toucher le ballon du bout des doigts pour le garder vivant. Les tirs à trois points manqués produisent des rebonds plus longs, qui profitent souvent aux extérieurs. Envoyer beaucoup de joueurs au rebond offensif a un prix : ils ne sont pas repliés si l’adversaire récupère le ballon.

Questions fréquentes

Qui détient le record de rebonds en un match ?

Wilt Chamberlain, avec 55 rebonds le 24 novembre 1960 face aux Boston Celtics.

Comment dit-on rebound en français ?

Rebond. On distingue le rebond offensif, pris par l’équipe qui a tiré, et le rebond défensif, pris par l’équipe qui défendait.

Un lancer franc manqué donne-t-il un rebond ?

Oui, s’il s’agit du dernier lancer de la série : le ballon reste vivant et se joue comme après n’importe quel tir manqué.

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