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Origine et sens

L’expression associe le ballon au hog, le porc, figure de la gloutonnerie en anglais. Le verbe « to hog » signifie d’ailleurs accaparer, garder tout pour soi. Le dictionnaire Merriam-Webster date la première utilisation connue de « ball hog » de 1960 et la classe parmi les américanismes. Le terme vaut pour tous les sports collectifs, mais c’est au basket, où un seul joueur peut garder le ballon toute une possession, qu’il s’est imposé.

Le reproche ne porte pas sur le nombre de tirs, mais sur le jeu qui s’arrête : le ballon entre dans les mains du joueur et n’en ressort plus, les coéquipiers démarqués attendent, l’attaque se fige. Un ball hog peut être très talentueux. Ce qu’on lui reproche, c’est de faire passer ses tirs avant les meilleures options de l’équipe.

Les signes qui ne trompent pas

  • des dribbles sur place qui consomment l’horloge des 24 secondes ;
  • des tirs pris en début de possession, défenseur dans les bras, alors qu’un coéquipier est seul dans le corner ;
  • très peu de passes décisives au regard du nombre de tirs tentés ;
  • une passe rendue qui ne revient jamais : le joueur reçoit, garde, tire.

Ball hog ou leader offensif ?

La frontière tient à l’efficacité et au contexte. Le taux d’utilisation mesure la part des possessions qu’un joueur termine (tir, lancers francs ou perte de balle) quand il est sur le terrain. Le record sur une saison complète appartient à Russell Westbrook : plus de 41 % des possessions du Thunder en 2016-17. Ce n’était pas pour autant un jeu égoïste : il a fini la saison avec 10,4 passes décisives de moyenne, dans une moyenne de triple-double, et a été élu MVP. James Harden a dépassé les 40 % en 2018-19 avec Houston.

À l’inverse, un joueur peut tirer peu et mériter l’étiquette s’il force chaque fois qu’il touche le ballon. Les entraîneurs jugent surtout la qualité du tir choisi : un tir contesté à la sortie de trois dribbles, quand une passe offrait un tir ouvert, reste un mauvais choix, même s’il rentre.

Expressions dérivées

  • black hole : le « trou noir », le joueur chez qui le ballon disparaît ;
  • chucker : le tireur compulsif, qui déclenche dès qu’il reçoit ;
  • hero ball : l’attaque réduite à un seul joueur en isolation, souvent en fin de match ;
  • en français, on dit d’un tel joueur qu’il « joue perso » ou qu’il est « perso ».

Questions fréquentes

Que veut dire ball hog ?

Littéralement « porc du ballon » : un joueur qui monopolise la balle et passe trop peu. C’est une critique, jamais un compliment.

Un ball hog peut-il être un bon joueur ?

Oui, l’étiquette vise un comportement, pas un niveau. Beaucoup de grands scoreurs l’ont reçue en début de carrière, avant d’apprendre à faire jouer les autres.

Comment ne pas être un ball hog ?

Lire la défense avant de dribbler, rendre le ballon quand l’aide arrive, et garder ses tirs difficiles pour la fin de la possession, quand plus rien d’autre n’est possible.

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