D’où vient le terme
L’expression vient du cri des acrobates de cirque français, « allez hop », lancé au moment de s’élancer. Les Américains l’ont transformée en « alley-oop », d’abord dans le langage courant, puis dans le sport. Sa première utilisation sportive documentée remonte à 1957, en football américain : le quarterback Y. A. Tittle, des San Francisco 49ers, envoyait de longues passes hautes dans l’en-but, que le receveur R. C. Owens allait cueillir au sommet de sa détente. Le basket a ensuite adopté le mot, et c’est sur les parquets qu’il est devenu célèbre.
Comment s’exécute un alley-oop
Le geste repose sur une synchronisation parfaite entre deux joueurs. Le passeur lit l’appel de son partenaire, puis place le ballon au-dessus de l’arceau, à un endroit que seul le receveur peut atteindre. Le receveur déclenche son saut avant que la balle n’arrive, la capte au point le plus haut et la convertit sans retomber. Trois situations reviennent le plus souvent :
- sur pick-and-roll, le pivot plonge vers le panier pendant que le meneur attire la défense, et le ballon arrive par-dessus les bras des défenseurs ;
- sur une coupe dans le dos du défenseur, quand celui-ci surjoue la ligne de passe ;
- en contre-attaque, quand le porteur lance le ballon en avance pour un coéquipier lancé.
La finition la plus fréquente est un dunk, mais un joueur moins aérien peut aussi conclure par un simple dépôt dans le cercle.

Les spécialistes
Les Los Angeles Clippers du début des années 2010 restent la référence. Après l’arrivée de Chris Paul en 2011, Blake Griffin a surnommé l’équipe « Lob City », tant le meneur multipliait les passes aériennes pour lui et pour DeAndre Jordan. Selon les statistiques de la NBA, les Clippers ont réussi 169 dunks sur alley-oop lors de la saison 2013-14. Côté geste individuel, Tracy McGrady a marqué les esprits au All-Star Game du 10 février 2002, à Philadelphie, en se lançant le ballon contre la planche pour le reprendre lui-même au-dessus de la défense.
Les erreurs fréquentes
- Passe trop basse : un défenseur peut l’intercepter ou la dévier avant qu’elle n’atteigne le receveur.
- Passe trop longue : le ballon file au-delà de l’arceau et finit hors du terrain.
- Saut trop tardif : le receveur arrive en descente et rate la réception ou la finition.
- Confusion entre passe et tir : si l’arbitre estime que le lob était en réalité une tentative de tir, le coéquipier qui touche le ballon au-dessus du cercle commet une violation de goaltending.
Questions fréquentes
Pourquoi dit-on alley-oop ?
Le mot est une déformation anglaise de « allez hop », le cri des acrobates de cirque français. Il est passé dans le sport par le football américain en 1957, avant de s’imposer au basket.
Quelle différence entre un alley-oop et un lob ?
Le lob désigne la passe lobée elle-même. On parle d’alley-oop quand le receveur l’attrape en l’air et marque avant de retoucher le sol.
Un alley-oop compte-t-il comme une passe décisive ?
Oui. Le passeur est crédité d’une passe décisive, puisque son coéquipier marque directement à la réception.







