Principe
Le pressing consiste à défendre loin du panier, bien avant la ligne à trois points, pour gêner la montée du ballon. Il a trois objectifs : provoquer des pertes de balle, faire perdre du temps à l’attaque, qui dispose de huit secondes pour franchir la ligne médiane, et imposer un rythme élevé à des adversaires qui préfèrent jouer posé.
On le classe selon l’endroit où il commence : tout terrain, dès la remise en jeu, trois quarts de terrain ou demi-terrain. Il se joue soit en homme à homme, chaque défenseur collant son joueur, soit en zone. Les pressings de zone portent le nom de leur placement, de l’avant vers l’arrière : 1-2-1-1, 2-2-1, 1-3-1.
Comment ça se joue
Le pressing repose sur le piège à deux : deux défenseurs enferment le porteur, de préférence près d’une ligne de touche ou d’un coin, pendant que les autres coupent les lignes de passe. Plusieurs variantes coexistent :
- le pressing tout terrain, souvent déclenché après un panier ou un lancer franc réussi, quand la défense a le temps de se placer ;
- le pressing trois quarts, qui laisse passer la première passe pour piéger plus haut ;
- le pressing demi-terrain, qui piège juste après la ligne médiane : une fois dans son frontcourt, le porteur ne peut plus revenir en arrière, et la ligne médiane devient un défenseur de plus ;
- le faux pressing, qui montre de la pression pour grignoter des secondes, puis recule.
Comment le contrer
Contre un pressing, la passe va plus vite que le dribble. Les manuels recommandent de remettre le ballon en jeu rapidement, avant que la défense ne soit en place, de privilégier des passes courtes et rapides, d’éviter les coins où le piège se referme et de toujours offrir un relais au milieu du terrain.
Le pressing a aussi une faille : il laisse souvent un seul défenseur en arrière, généralement le pivot. Une équipe qui passe le premier rideau se retrouve en surnombre, et une transition bien jouée punit immédiatement la prise de risque.
Exemples célèbres
En 1963-64, l’assistant Jerry Norman convainc John Wooden d’installer à UCLA un pressing de zone 2-2-1, pour compenser une équipe sans joueur de plus de 1,96 m. Les Bruins terminent la saison invaincus, 30 victoires sans défaite, et battent Duke 98-83 en finale du championnat universitaire. Ils conservent leur titre l’année suivante.
Trente ans plus tard, Nolan Richardson remporte le titre universitaire 1994 avec Arkansas et un pressing permanent baptisé « 40 Minutes of Hell ». En 2011, VCU et son entraîneur Shaka Smart atteignent le Final Four avec une pression tout terrain qu’il a nommée « Havoc ». En NBA, le pressing reste plus ponctuel : les porteurs de balle y sont plus habiles et la saison plus longue.
Questions fréquentes
Quelle différence entre press et full-court press ?
Press désigne tout pressing, quelle que soit sa hauteur. Le full-court press est sa version tout terrain, qui commence dès la remise en jeu.
Comment casser un pressing ?
En jouant vite et court : remise en jeu rapide, passes plutôt que dribbles, un relais au centre du terrain et une attaque immédiate du surnombre.
Pourquoi le pressing est-il rare en NBA ?
Parce que les meneurs NBA traversent facilement un piège et que presser pendant tout un match use les organismes. Les équipes l’utilisent surtout par séquences, pour changer le rythme.








