Origine et sens
Le mot vient de l’anglais « run », la série. On l’écrit presque toujours avec son score : un « 12-0 run », ou en français un « run de 12-0 », signifie qu’une équipe a marqué 12 points sans en encaisser un seul sur une séquence. Le premier chiffre est celui de l’équipe qui domine. Il n’existe aucune définition officielle de la durée : un run peut tenir en deux minutes comme en un quart-temps entier.
Usages
Le terme sert à raconter le basket, sport où les écarts bougent vite. On l’emploie :
- pour décrire un retournement : « les Celtics ont signé un run de 15-2 pour reprendre l’avantage » ;
- pour expliquer un écart final, en isolant la séquence décisive d’un match ;
- dans le langage des entraîneurs, qui parlent de « casser le run » avec un temps mort quand l’adversaire enchaîne les paniers.
Un run naît souvent d’une série de stops défensifs transformés en contre-attaques, d’un joueur en feu qui s’autorise un heat check, ou d’un changement de cinq. En fin de match, dans le crunch time, un petit run de 6-0 suffit à décider d’une rencontre.
Les runs célèbres
Certains runs sont l’œuvre d’un seul joueur. Le 7 mai 1995, lors du match 1 de la demi-finale de conférence Est, Reggie Miller a marqué 8 points en 8,9 secondes pour offrir la victoire aux Pacers face aux Knicks. Le 9 décembre 2004, Tracy McGrady a inscrit 13 points dans les 35 dernières secondes face aux Spurs, dont quatre tirs à 3 points, pour une victoire des Rockets 81-80.
Expressions dérivées
- « faire un run » : enchaîner les paniers et creuser l’écart ;
- « encaisser un run » ou « subir un run » : laisser l’adversaire revenir ou s’échapper ;
- « répondre » ou « contre-run » : stopper la série adverse par une série en sens inverse ;
- à ne pas confondre avec « run it back », qui signifie rejouer, ou reconduire la même équipe.
Questions fréquentes
Que veut dire un run de 10-0 ?
Que l’équipe a marqué 10 points consécutifs pendant que l’adversaire n’en marquait aucun sur la même séquence.
Le run est-il une statistique officielle ?
Non. Les feuilles de match ne le comptabilisent pas : c’est un terme de récit, utilisé par les commentateurs et les entraîneurs.
Pourquoi prendre un temps mort pendant un run ?
Pour couper l’élan adverse, corriger un problème défensif et laisser les joueurs souffler avant de reprendre.




