La règle
Le passage en force est une faute offensive : l’attaquant, avec ou sans ballon, pousse ou percute un adversaire qui occupait légalement sa place. Le règlement FIBA le définit comme un contact illégal par lequel un joueur pousse un adversaire ou avance dans son torse. Son contraire est la faute de blocage, sifflée au défenseur qui gêne la progression d’un adversaire sans être en position légale.
Contrairement à une idée répandue, le défenseur n’a pas besoin d’être immobile. Il doit d’abord établir une position de défense légale : face à l’attaquant, les deux pieds au sol. Il peut ensuite rester sur place, sauter à la verticale ou se déplacer latéralement ou en reculant pour garder cette position, mais jamais vers le porteur du ballon. Le contact doit se produire sur le torse. Face au porteur, aucune distance n’est exigée : le règlement NBA précise que le dribbleur doit éviter le contact, en changeant de direction ou en arrêtant son dribble.
Comment elle s’applique
- Sanction : pas de lancer franc, le ballon revient à l’adversaire sur une remise en jeu. En NBA, un panier marqué sur l’action ne compte pas.
- Fautes d’équipe : en FIBA, le passage en force compte dans les fautes d’équipe ; en NBA, non.
- Sous le panier : un défenseur venu en aide ne peut pas obtenir de charge dans la restricted area, le demi-cercle tracé sous le cercle (1,22 m de rayon en NBA, 1,30 m au bord extérieur de la ligne en FIBA).
- Le timing : en NBA, le défenseur doit être en place avant que l’attaquant ne commence son mouvement d’élévation. S’il arrive après, c’est une faute de blocage.
Le passage en force n’est pas la seule faute offensive. Un écran illégal, posé en mouvement ou en écartant les hanches, en est une autre, tout comme le bras tendu de l’attaquant qui repousse son défenseur pour se créer de l’espace.
Histoire et cas célèbres
Prendre une charge, c’est accepter le choc et la chute. Kyle Lowry en a fait une marque de fabrique : il est le joueur qui a provoqué le plus de passages en force en saison régulière depuis le début des relevés détaillés, en 2000-01. La NBA range aujourd’hui les charges provoquées parmi ses statistiques d’effort, les « hustle stats », aux côtés des ballons récupérés au sol et des tirs contestés.
Le geste a ses détracteurs. Un défenseur qui glisse sous un joueur déjà en l’air l’expose à une mauvaise chute : c’est la raison d’être de l’arc de non-charge, introduit en NBA en 1997-98. Depuis la saison 2013-14, les arbitres NBA peuvent, dans certaines situations, revoir à la vidéo un passage en force pour vérifier la position du défenseur. Reste la simulation : tomber en exagérant le contact pour obtenir la faute, c’est un flop, puni d’une faute technique en NBA.
Questions fréquentes
Le défenseur doit-il être immobile pour obtenir une charge ?
Non. Il doit avoir pris position face à l’attaquant, les deux pieds au sol. Il peut ensuite reculer ou se déplacer latéralement, mais pas avancer vers lui.
Une charge donne-t-elle des lancers francs ?
Non. L’équipe qui défendait récupère simplement le ballon sur une remise en jeu.
Quelle différence entre charge et faute de blocage ?
Sur une charge, l’attaquant est responsable du contact. Sur une faute de blocage, c’est le défenseur, parce qu’il n’était pas en position légale ou qu’il s’est avancé vers l’attaquant. Les deux sont des fautes personnelles.




