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La règle

Au basket, une faute sanctionne avant tout un contact illégal avec un adversaire. Le règlement FIBA énumère les gestes interdits : tenir, bloquer, pousser, charger, faire trébucher ou gêner la progression d’un adversaire avec la main, le bras, le coude, l’épaule, la hanche, la jambe, le genou ou le pied. Chaque faute est inscrite au nom du joueur fautif et compte aussi, le plus souvent, dans le total de son équipe.

La grande différence entre les deux règlements tient à la limite individuelle. En NBA, un joueur est exclu à sa sixième faute personnelle. En FIBA, qui s’applique en Europe et en équipe de France, il doit quitter le terrain dès sa cinquième faute. C’est le foul out, que les entraîneurs anticipent en sortant un titulaire chargé de fautes avant qu’il ne soit trop tard.

Comment elle s’applique

La sanction dépend de la situation au moment du contact :

  • faute sur un tireur : deux ou trois lancers francs selon la valeur du tir manqué, un seul si le panier est marqué malgré le contact ;
  • faute hors action de tir : simple remise en jeu, tant que l’équipe fautive n’a pas atteint son quota de fautes d’équipe ;
  • faute offensive, comme le passage en force : jamais de lancers francs, le ballon change simplement de camp.

Le quota collectif est le même dans les deux règlements : quatre fautes d’équipe par quart-temps. Au-delà, chaque faute défensive envoie l’adversaire sur la ligne des lancers francs, c’est le bonus. En NBA, une équipe qui n’a pas atteint ce quota à deux minutes de la fin d’un quart-temps peut encore commettre une faute sans pénalité, et le quota tombe à trois fautes en prolongation. En FIBA, les fautes des prolongations s’ajoutent à celles du quatrième quart-temps.

Au-dessus de la faute ordinaire, les deux règlements prévoient des sanctions plus lourdes : la faute flagrante pour un contact excessif ou dangereux, et la faute technique, qui punit un comportement plutôt qu’un contact. Le règlement FIBA 2026, en vigueur depuis le 1er octobre 2026, a aussi introduit le terme de « disruptive foul » : un contact sans volonté de jouer le ballon, destiné à casser une contre-attaque ou à arrêter le chronomètre en fin de période.

Histoire et cas célèbres

Les grands intérieurs dominent les classements, logiquement : ce sont eux qui protègent le cercle et luttent au rebond. Kareem Abdul-Jabbar détient le record NBA de fautes personnelles en carrière, avec 4 657 fautes, devant Karl Malone (4 578) et Robert Parish (4 443). Hakeem Olajuwon pointe au cinquième rang avec 4 383 fautes.

Le record d’exclusions appartient à Vern Mikkelsen, intérieur des Minneapolis Lakers dans les années 1950, sorti pour six fautes à 127 reprises en carrière. Un chiffre d’une autre époque : aujourd’hui, un joueur majeur qui sort pour fautes plus de quelques fois par saison devient un problème tactique pour son équipe.

Questions fréquentes

Combien de fautes avant d’être exclu ?

Six fautes personnelles en NBA, cinq en FIBA. Certaines fautes techniques ou flagrantes entraînent aussi une exclusion plus rapide.

Une faute offensive donne-t-elle des lancers francs ?

Non. L’équipe adverse récupère le ballon par une remise en jeu. En NBA, une faute offensive ne compte pas non plus dans le total des fautes d’équipe.

Les fautes d’équipe repartent-elles de zéro à chaque quart-temps ?

Oui, dans les deux règlements. La FIBA fait une exception pour les prolongations, qui prolongent le compte du quatrième quart-temps.

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