Principe
La plupart des écrans sans ballon rapprochent le joueur libéré du ballon ou du panier. Le flare fait l’inverse : il l’en éloigne. Le tireur part vers l’extérieur, dos au jeu, pendant que son défenseur reste coincé du côté du ballon. Le mot anglais « flare » évoque ce mouvement qui s’évase vers la ligne de touche.
Ce sens de course est ce qui rend l’action si gênante à défendre. Pour suivre son joueur, le défenseur doit tourner le dos au ballon et franchir un écran en s’éloignant du panier, deux choses que l’on apprend précisément à éviter.
Comment ça se joue
Le poseur s’installe en général côté faible, au niveau de la ligne des lancers francs ou plus haut, pieds écartés et dos tourné vers la zone où le tireur doit aller. Le tireur fait d’abord un ou deux pas vers le ballon pour attirer son défenseur, puis il recule et s’écarte en passant juste derrière l’écran. Le passeur lui envoie souvent une passe haute, par-dessus le poseur.
Le tireur lit ensuite son défenseur :
- s’il passe sous l’écran, le tir est ouvert dès la réception ;
- s’il passe par-dessus et arrive lancé, le tireur feinte et attaque l’espace laissé libre vers le cercle ;
- si le défenseur du poseur vient aider, le poseur plonge vers le panier pour une passe facile.

Le flare se combine avec d’autres actions. Il peut suivre un pick-and-roll de l’autre côté du terrain, au moment où la défense regarde le ballon, ou intervenir en transition, quand l’intérieur qui arrive en dernier pose un écran écarté pour un tireur.
Comment le contrer ou l’exploiter
La défense a trois réponses, chacune avec son prix :
- Passer sous l’écran, contre un joueur qui tire peu, au risque de lui laisser un tir ouvert s’il est adroit.
- Passer par-dessus, contre un bon tireur, au risque d’ouvrir une coupe vers le cercle.
- Changer de joueur, au risque de laisser le poseur, face au ballon, filer seul vers le panier.
Dans tous les cas, la parole est indispensable : le défenseur du poseur doit annoncer l’écran, car son coéquipier, tourné vers le ballon, ne le voit pas venir.
Exemples célèbres
L’un des usages les plus connus du flare est le « hammer » des San Antonio Spurs de Gregg Popovich. Un joueur attaque le cercle le long de la ligne de fond d’un côté, et pendant que la défense se resserre, un coéquipier pose un flare côté opposé pour un tireur qui s’écarte dans le corner. La passe arrive au moment où le défenseur du tireur a tourné la tête vers le ballon. Danny Green en a été l’un des principaux bénéficiaires, notamment en playoffs. Le principe a donné son nom à une action à part entière, la hammer action, reprise depuis par de nombreuses équipes.
Questions fréquentes
Quelle différence entre un flare et un pin-down ?
Le pin-down est posé vers le bas : le tireur remonte vers le ballon. Le flare l’écarte au contraire du ballon, vers l’aile ou le corner.
Pourquoi le flare est-il difficile à défendre ?
Parce que le défenseur doit s’éloigner du ballon et du panier pour suivre son joueur, en tournant le dos à l’action.
Le flare est-il un écran illégal ?
Non, tant que le poseur est immobile au moment du contact et laisse au défenseur la possibilité de l’éviter, comme pour tout écran.



