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Principe

Le terme vient de l’anglais « to hand off », remettre de la main à la main. Au basket, c’est une passe sans trajectoire : le porteur tient le ballon et le laisse à un coéquipier qui passe à son contact. Il transmet le ballon presque sans risque d’interception, puisqu’il ne quitte pratiquement jamais les mains, et il transforme le passeur en écran vivant : le défenseur du receveur doit contourner ce bloc pour suivre son joueur.

Sur la feuille de statistiques, une remise en main reste une passe : si le receveur marque directement, le passeur est crédité d’une passe décisive. Les statistiques de suivi publiées par la NBA isolent d’ailleurs le hand-off comme un type d’action à part entière, au même titre que le pick-and-roll, l’isolation ou le post-up.

Comment ça se joue

La remise se décline selon la position et le mouvement du passeur :

  • La remise fixe : un intérieur, posté au coude ou au poste haut, reçoit le ballon et attend la course d’un arrière qui vient le chercher.
  • La remise en dribble, ou DHO : le porteur dribble vers son coéquipier avant de lui laisser le ballon. C’est la version la plus jouée aujourd’hui en NBA, détaillée dans sa propre fiche.
  • Le pitch : le ballon n’est pas tendu mais lancé à très courte distance à un joueur déjà en pleine course, pour gagner une fraction de seconde.
  • La feinte de remise, parfois appelée « keep » : le porteur montre le ballon, le garde et attaque seul quand le défenseur anticipe l’échange.

Le receveur lit ensuite son défenseur comme sur n’importe quel écran : ces lectures sont détaillées dans la fiche du DHO. Quand le défenseur anticipe la remise, la coupe dans son dos, en backdoor, reste la meilleure punition.

Comment le contrer

La défense dispose des mêmes réponses que face à un écran sur le porteur. Le défenseur du receveur peut passer au-dessus de la remise pour rester collé à son joueur, ou glisser dessous s’il ne craint pas le tir. Les deux défenseurs peuvent aussi échanger leurs joueurs au moment de la remise, ou piéger le receveur à deux.

Le règlement protège aussi la défense : le passeur qui devient écran doit être immobile au moment du contact. S’il pivote ou se décale vers le défenseur, l’arbitre siffle un écran illégal, c’est-à-dire une faute offensive.

Exemples célèbres

La remise en main est l’un des piliers de l’attaque Princeton, perfectionnée par Pete Carril à l’université de Princeton. Devenu adjoint des Sacramento Kings en 1996, il aide Rick Adelman, arrivé sur le banc en 1998, à installer le système en NBA. Les Kings du début des années 2000 font alors passer leur jeu par deux intérieurs passeurs, Chris Webber et Vlade Divac, qui distribuent depuis le poste haut par des passes et des remises aux arrières lancés. L’équipe atteint la finale de la conférence Ouest en 2002.

Questions fréquentes

Quelle différence entre un hand-off et un DHO ?

Dans un hand-off classique, le passeur attend sur place que le receveur vienne chercher le ballon. Dans un DHO, il arrive en dribble vers le receveur : l’action est plus rapide et plus difficile à anticiper.

Un hand-off compte-t-il comme une passe décisive ?

Oui, si elle mène directement à un panier : c’est une passe comme une autre.

Le passeur a-t-il le droit de bouger après la remise ?

Oui, il peut ensuite rouler vers le cercle ou s’écarter. Mais au moment où le défenseur entre en contact avec lui, il doit être immobile, sinon l’écran est illégal.

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