Aller au contenu principal

Ce 14 juillet, la première demi-finale se joue dans la région de Dallas, et toute la fin du tournoi se concentre désormais dans l'est des États-Unis. Un soulagement pour les organismes, car depuis le 11 juin, cette Coupe du monde 2026 se dispute autant dans les airs que sur les pelouses. Jamais un Mondial n'avait couvert un territoire aussi vaste, ni imposé une telle gymnastique aux joueurs comme aux supporters.

Un tournoi à l'échelle d'un continent

Le chiffre donne le vertige : 16 villes hôtes, réparties entre 11 villes américaines, 3 mexicaines (Mexico, Guadalajara, Monterrey) et 2 canadiennes (Toronto, Vancouver). D'un bout à l'autre de la carte, Vancouver et Miami sont séparées d'environ 4 400 kilomètres. Même à l'intérieur du Canada, les deux villes hôtes, Toronto et Vancouver, sont distantes de 3 350 kilomètres. Le tournoi s'étale sur quatre fuseaux horaires, du Pacifique à la côte Est.

Petite curiosité au passage : le Mexique n'applique plus l'heure d'été. Ses trois villes hôtes restent donc calées sur UTC-6 toute l'année, pendant que les villes américaines et canadiennes vivent à l'heure d'été. Un détail qui a son importance quand on jongle avec les horaires de diffusion.

Quatre horloges symbolisant les quatre fuseaux horaires du tournoi

4 fuseaux horaires

Du Pacifique à la côte Est, une même journée de matchs s'étire sur quatre heures d'écart.

Comparaison des distances parcourues par l'Égypte et la Bosnie-Herzégovine

385 à 5 060 km

En phase de groupes, l'Égypte n'a parcouru que 385 km quand la Bosnie-Herzégovine en avalait environ 5 060.

Le rayon de 50 kilomètres du Qatar 2022 comparé au continent de 2026

Le contraste Qatar

En 2022, les 8 stades tenaient dans un rayon d'environ 50 km, sans le moindre vol. En 2026, on change de monde.

La diagonale Vancouver-Miami, environ 4 400 kilomètres

4 400 km

La diagonale Vancouver-Miami, la plus grande distance entre deux villes hôtes du tournoi.

Trois régions pour éviter le pire

Pour contenir cette démesure, la FIFA a découpé la phase de groupes en trois régions : l'Ouest (4 villes), le Centre (6 villes) et l'Est (6 villes). Chaque équipe restait autant que possible dans sa zone, afin de limiter les vols intérieurs. Résultat : des kilométrages très inégaux, mais globalement contenus. L'Égypte a été la plus sédentaire avec 385 kilomètres, la Bosnie-Herzégovine la plus baladée avec environ 5 060 kilomètres. La France, elle, a fait partie des équipes les plus économes avec environ 540 kilomètres au compteur.

Le pari du régionalisme est plutôt gagné : la distance moyenne parcourue par équipe en 2026 est inférieure à celle de 2018 et très loin de celle de 2014. Mais le contraste avec le Qatar reste saisissant. En 2022, les huit stades tenaient dans un rayon d'environ 50 kilomètres et les équipes ne prenaient jamais l'avion. Quatre ans plus tard, le Mondial renoue avec les longs courriers, à une échelle jamais vue.

Ce que le voyage fait aux organismes

La science du sport s'est emparée du sujet. Interrogé par ESPN, le spécialiste Luke Jenkinson rappelle que les traversées de fuseaux perturbent les rythmes circadiens, le sommeil et même la digestion des joueurs. Un organisme qui croit être à 4 heures du matin ne produit pas le même effort qu'un organisme calé sur 21 heures. Les staffs déploient donc tout un arsenal :

  • Vols charters : horaires choisis pour préserver les nuits et éviter les aéroports bondés.
  • Gestion de la lumière : exposition programmée pour recaler l'horloge interne sur le fuseau du prochain match.
  • Compression et automassage : vêtements compressifs pendant le vol, rouleaux et balles de massage à l'arrivée pour relancer la circulation.

Ce dernier volet n'est d'ailleurs pas réservé aux sélections nationales. Après un long trajet ou une grosse séance, les outils d'automassage utilisés par les kinés des équipes rendent les mêmes services à n'importe quel joueur amateur.

Et pour les supporters européens ?

Le décalage horaire ne malmène pas que les joueurs. Pour les fans français, les matchs de la côte Ouest tombent entre 4 heures et 6 heures du matin, ceux de la côte Est entre 21 heures et 4 heures. Les plus courageux s'en souviendront longtemps : le France-Irak de la phase de groupes, interrompu par un orage, s'est terminé vers 2 h 45 du matin et a tout de même réuni 4,90 millions de téléspectateurs. Sur l'ensemble du mois de juin, M6 a signé grâce au Mondial sa meilleure part d'audience mensuelle depuis 18 ans.

Bonne nouvelle pour la fin du tournoi : demi-finales et finale se jouent toutes dans l'est des États-Unis, c'est-à-dire aux horaires les plus cléments pour l'Europe. La finale du 19 juillet au MetLife Stadium se savourera à 21 heures, heure de Paris. Les longs courriers, eux, pourront enfin se poser.

Prix imbattables

Comparateur intégré

Achat 100% sécurisé

Paiement protégé

Expédition rapide

Livraison en 24-48h

Retour sans friction

Échange ou remboursement

Par et pour des sportifs

La performance d'abord