Finale de la Coupe du monde 2026 : Argentine-Espagne, dimanche soir à New York
Dimanche 19 juillet à 21h00, heure française, le MetLife Stadium de New York accueille une finale inédite entre l’Argentine, tenante du titre, et l’Espagne, championne d’Europe. Date, heure, parcours, arbitre contesté et premiers records d’un Mondial hors norme : tout ce qu’il faut savoir avant le coup d’envoi.


Le rendez-vous est pris : dimanche 19 juillet, coup d'envoi à 21h00 heure française (15h00 sur la côte Est), au MetLife Stadium d'East Rutherford, aux portes de New York. Pour la dernière affiche de cette 23e Coupe du monde, l'Argentine, tenante du titre, défie l'Espagne, championne d'Europe en titre. Une première : jamais les deux nations ne s'étaient croisées en finale d'un Mondial. D'un côté, une Albiceleste qui court après une quatrième étoile, de l'autre une Roja qui vise la deuxième, seize ans après son sacre de 2010.
Deux parcours, une même autorité
L'Argentine, sept sur sept
Sept victoires en sept matchs et 19 buts marqués : premiers du groupe J (3-0 Algérie, 2-0 Autriche, 3-1 Jordanie), les hommes de Lionel Scaloni ont écarté le Cap-Vert (3-2), l'Égypte (3-2) et la Suisse (3-1) avant de renverser l'Angleterre en demi-finale (2-1) : menés à cinq minutes du terme, ils ont arraché la qualification sur deux passes décisives de Lionel Messi (85e, 92e). Derrière ses 8 buts, Lautaro Martínez (3) et Enzo Fernández (2) complètent la marque.
L'Espagne, un but encaissé en sept matchs
Un seul but encaissé depuis le début du tournoi : première du groupe H (0-0 Cap-Vert, 4-0 Arabie saoudite, 1-0 Uruguay), la Roja a sorti l'Autriche (3-0), le Portugal (1-0), la Belgique (2-1) puis la France en demi-finale (2-0, buts d'Oyarzabal et de Porro). La meilleure défense de la compétition a porté sa série d'invincibilité à 37 rencontres et n'a plus perdu depuis plus de deux ans.
Slavko Vincic, un arbitre qui fait déjà parler
La FIFA a confié la finale au Slovène Slavko Vincic, en larmes à l'annonce de sa désignation jeudi, sur des images diffusées par l'instance. Habitué des grandes soirées européennes, il a dirigé trois rencontres dans ce Mondial : Brésil-Maroc (1-1) et Algérie-Jordanie (2-1) en poules, puis Mexique-Équateur (2-0) en huitième de finale. Il n'a arbitré ni l'Espagne ni l'Argentine depuis le début du tournoi.
Le choix fait pourtant débat. On lui reproche d'abord des décisions contestées : lors de Brésil-Maroc, un tacle appuyé d'Achraf Hakimi sur Vinicius Junior était resté impuni, sans intervention du VAR ; en 2024, lors du quart de finale retour entre le Bayern et le Real Madrid (4-4), il avait adressé un second carton jaune à Eduardo Camavinga sans l'expulser, semblant avoir oublié le premier ; le FC Barcelone avait de son côté officiellement protesté après une demi-finale de Ligue des champions contre l'Inter, pour deux mains litigieuses. S'ajoute un épisode extra-sportif : en 2020, Vincic avait été interpellé lors d'une opération de police en Bosnie-Herzégovine, avant d'être entendu comme simple témoin et relâché sans la moindre poursuite, l'intéressé expliquant s'être trouvé au mauvais endroit pour un déjeuner d'affaires. Côté argentin, enfin, son nom reste associé à un mauvais souvenir : c'est lui qui arbitrait Argentine-Arabie saoudite (1-2) en 2022, seul faux pas de la campagne du dernier sacre.
Un Mondial XXL déjà dans les livres de records
Quel que soit le vainqueur dimanche, cette première édition à 48 équipes, organisée dans trois pays (États-Unis, Mexique, Canada) et longue de 104 matchs, a déjà réécrit les livres de records :
- 4,6 millions de spectateurs sur la seule phase de groupes, record absolu d'affluence : près d'un million de plus que le total de l'édition 1994 aux États-Unis (3 587 538), jusqu'ici référence. Le cumul final pourrait dépasser 6,5 millions.
- 215 buts inscrits en phase de groupes, soit trois par match : un record, quand toute l'édition 2022 en comptait 172.
- 12 buts contre son camp, record de 2018 égalé.
- Au Soulier d'or, Messi et Mbappé affichent 8 buts chacun ; les deux offrandes de l'Argentin en demi-finale lui donnent l'avantage au départage (4 passes décisives contre 3) avant les deux derniers matchs.
Une nuance dans ce tableau : rapportée au match, l'affluence moyenne (64 508 spectateurs) reste légèrement inférieure à celle de 1994 (68 991), conséquence mécanique d'un format élargi qui multiplie les affiches. Reste que par son ampleur, ses foules et sa pluie de buts, ce Mondial nord-américain a déjà gagné sa place à part dans l'histoire de la compétition.
Et maintenant ?
Avant le grand soir, la petite finale oppose la France à l'Angleterre samedi 18 juillet à Miami, pour le dernier match de Didier Deschamps sur le banc des Bleus. Puis place à l'affiche que tout le monde attend : à 39 ans, Lionel Messi dispute peut-être le dernier grand match de sa carrière internationale, face à une Espagne qui n'a plus rien perdu depuis deux ans. Un champion sortant, un champion d'Europe, un stade de plus de 82 000 places et une étoile en jeu : le décor de dimanche soir est planté.
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