Principe
Le flex est une attaque de continuité : la même séquence d’écrans et de coupes se répète d’un côté à l’autre du terrain, sans interruption, jusqu’à ce qu’un tir ouvert apparaisse. Il est né en Californie dans les années 1960, dans la lignée de la « reverse action » de Pete Newell à l’université de Californie (Cal). Son invention est généralement attribuée à Rene Herrerias, son successeur sur le banc de Cal. L’idée maîtresse tient en une phrase : les cinq joueurs sont interchangeables. Chacun pose des écrans, coupe et occupe tour à tour chaque position, ce qui en fait un système apprécié des équipes sans grand créateur.
Comment ça se joue
Tout part d’un renversement de balle. Pendant que le ballon change de côté, deux actions s’enchaînent loin de lui :
- Le flex cut : un joueur parti du corner côté opposé coupe sous l’écran posé par un coéquipier installé au poste bas, puis traverse la raquette vers le cercle, côté ballon.
- Le down screen : le joueur qui vient de passer descend aussitôt poser un écran vers le bas pour l’écranteur, qui remonte en tête de raquette pour recevoir et tirer.
- La continuité : le ballon repart de l’autre côté, et la même séquence recommence avec d’autres joueurs aux mêmes places.
Le principe de l’« écran sur l’écranteur » oblige chaque défenseur à passer deux écrans successifs en quelques secondes. Les entraîneurs y ajoutent des options : un écran écarté après le flex, un pick-and-roll au milieu du terrain, ou un écranteur qui se décale à trois points au lieu de remonter.

Comment le contrer
La force du flex est aussi sa faiblesse : il est prévisible. Une défense qui l’a étudié anticipe chaque étape. Contre la coupe, le défenseur du coupeur passe au-dessus de l’écran pour le pousser vers la ligne de fond. Entre joueurs de gabarit proche, le switch sur les écrans casse le décalage que le système cherche à créer. Le flex a été pensé contre l’homme à homme : face à une zone, ses écrans perdent l’essentiel de leur effet.
Exemples célèbres
Le titre NCAA le plus associé au flex est celui de Maryland en 2002 : l’équipe de Gary Williams, qui utilisait le système depuis ses débuts d’entraîneur, bat Indiana 64-52 en finale le 1er avril 2002. En NBA, Jerry Sloan a fait tourner sa propre version du flex pendant des années à la tête du Utah Jazz, notamment après l’ère John Stockton et Karl Malone, dont la signature restait le pick-and-roll. Boston College sous Al Skinner et Gonzaga en ont aussi joué des variantes.
Questions fréquentes
Quelle différence entre le flex et la motion offense ?
Le flex suit un schéma fixe qui se répète. La motion offense repose sur des règles de jeu et laisse les joueurs choisir leurs écrans et leurs coupes selon la défense.
Le flex est-il adapté aux jeunes joueurs ?
Oui, c’est l’une des attaques les plus enseignées chez les jeunes et en lycée aux États-Unis : elle apprend à poser des écrans, à couper et à occuper toutes les positions.
Faut-il un pivot dominant pour jouer le flex ?
Non. Le système fonctionne justement sans joueur fixe au poste bas, puisque chacun passe tour à tour par toutes les places.



