Origine et sens
Entre pick et screen, la différence tient à l’usage. Dans le vocabulaire des joueurs et des commentateurs américains, « pick » s’emploie surtout pour l’écran posé sur le porteur du ballon, quand « screen » reste le terme générique, valable aussi pour les écrans loin du ballon. On « set a pick », on pose un écran, et le joueur qui le pose devient le « screener ».
En français, on parle simplement d’écran, et l’action à deux qui en découle garde le plus souvent son nom anglais, pick-and-roll, même si « jeu à deux » reste courant chez les entraîneurs.
Les usages du mot
Le mot pick se décline selon l’endroit où l’écran est posé et le moment où il intervient :
- High pick : l’écran posé dans l’axe du panier, en tête de raquette, souvent à hauteur de la ligne à trois points, qui ouvre les deux côtés du terrain au porteur.
- Side pick : l’écran sur une aile, qui oriente le porteur vers le milieu ou vers la ligne de fond.
- Drag : l’écran posé dès la transition, avant que la défense soit en place, souvent par un intérieur qui arrive derrière la contre-attaque.
- Double pick : deux écrans posés côte à côte ou l’un après l’autre pour le même porteur.
Dans les statistiques de la NBA, les possessions jouées après un écran sur le porteur sont suivies comme un type d’action à part entière, du côté du porteur comme du côté du poseur d’écran.
Les expressions dérivées
Le pick est la racine de toute une famille d’actions, chacune définie par ce que fait le poseur après l’écran :
- Pick-and-roll : il roule vers le cercle. C’est l’action reine du basket moderne, détaillée dans la fiche pick-and-roll.
- Pick-and-pop : il s’écarte vers l’extérieur pour recevoir et tirer. Tout repose alors sur la menace de tir du poseur, qui oblige son défenseur à quitter la raquette. Dirk Nowitzki en a fait l’une des armes de base de l’attaque de Dallas pendant toute sa carrière : après l’écran, il reculait ou s’écartait pour attendre la passe à mi-distance ou à trois points.
- Pick-and-slip : il fait mine de poser l’écran, puis file vers le cercle avant le contact.
- Spain pick-and-roll : un troisième joueur pose un écran de dos sur le défenseur de celui qui roule. Le nom vient de l’équipe d’Espagne, qui l’a popularisé, même si l’origine exacte de l’action est discutée.
À l’inverse, le moving pick n’a rien d’une action : c’est un écran posé en mouvement, sifflé écran illégal, donc faute offensive.
Questions fréquentes
Qui pose le pick ?
Le plus souvent un intérieur, dont le gabarit gêne davantage le défenseur. Mais n’importe quel joueur peut le poser : un arrière qui écrante pour son meneur oblige la défense à des choix inhabituels.
Que veut dire « pick » dans le contexte de la draft ?
C’est un autre sens du mot : un choix de draft. Le « first pick » est le premier choix, et une équipe peut échanger ses picks contre des joueurs.
Qu’est-ce qu’un pick-and-pop ?
Un écran sur le porteur après lequel le poseur s’écarte pour tirer au lieu de rouler vers le panier. Il demande un intérieur adroit à mi-distance ou à trois points.







