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La règle

Un joueur qui tient le ballon ne peut pas se déplacer librement. Arrêté, il peut pivoter autour d’un pied de pivot, qu’il ne doit pas lever avant d’avoir lâché le ballon pour dribbler. En mouvement, après un dribble ou une réception en course, il a droit à deux appuis pour s’arrêter, passer ou tirer.

Toute la difficulté tient au point de départ du décompte. La NBA l’appelle le « gather », et son règlement le définit depuis septembre 2019 : pour un joueur qui reçoit une passe, c’est l’instant où il contrôle assez le ballon pour le tenir ; pour un dribbleur, c’est le moment où il pose les deux mains sur le ballon, glisse une main dessous pour l’immobiliser, ou le contrôle assez pour le garder, changer de main, passer ou tirer. Le premier appui est celui qui touche le sol après ce contrôle. Le pied déjà au sol au moment du ramassé ne compte donc pas : c’est le « zero step ».

La FIBA a réécrit son article en 2017 selon la même logique, ce qui a gommé l’une des principales différences avec la NBA. Son règlement précise aussi que le joueur qui reçoit en mouvement doit lâcher le ballon pour dribbler avant son second appui.

Comment elle s’applique

Les arbitres sifflent le marcher dans plusieurs situations :

  • lever le pied de pivot avant que le ballon ait quitté la main pour un dribble ;
  • changer de pied de pivot en cours de mouvement ;
  • poser un troisième appui après le contrôle, ou toucher deux fois de suite le sol avec le même pied ;
  • en FIBA, rouler au sol ou se relever en tenant le ballon (glisser après une chute reste autorisé).

Le marcher est une violation, pas une faute : rien n’est inscrit au nom du joueur, mais le ballon revient à l’adversaire, sur une remise en jeu latérale en NBA. Plusieurs gestes vivent à la limite du texte et exploitent précisément les deux appuis : l’euro step, deux appuis dans deux directions opposées, le pro hop, réception simultanée sur les deux pieds, ou le step-back, qui joue sur le moment exact du ramassé.

Histoire et cas célèbres

La clarification de 2019 n’a pas changé la règle sur le fond. La NBA a expliqué vouloir combler l’écart entre le texte et la pratique : la notion de gather était utilisée par les arbitres depuis des années, sans figurer dans le règlement. Le texte a donc été réécrit pour dire clairement combien de pas suivent le contrôle du ballon.

Le marcher reste l’une des décisions les plus discutées à la télévision, parce que le moment du ramassé se joue en une fraction de seconde. Ce qui ressemble à trois pas au ralenti est souvent un zero step suivi de deux appuis réglementaires.

Questions fréquentes

Combien de pas a-t-on le droit de faire au basket ?

Deux appuis après le contrôle du ballon, en NBA comme en FIBA. Le pied déjà au sol au moment où le joueur saisit le ballon ne compte pas.

Qu’est-ce que le gather step ?

C’est le moment où le joueur prend le contrôle du ballon, à la fin d’un dribble ou à la réception d’une passe. Les deux appuis autorisés se comptent à partir de là.

Le marcher est-il une faute ?

Non, c’est une violation. Elle coûte la possession mais n’est pas comptée dans les fautes du joueur ni de l’équipe.

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