Petite finale de la Coupe du monde 2026 : date, lieu, diffusion et pourquoi ce match existe
Éliminés par l’Espagne, les Bleus joueront samedi 18 juillet à Miami le match pour la troisième place, le dernier de Didier Deschamps. Depuis quand la petite finale existe-t-elle, à quoi sert-elle, sur quelle chaîne la voir en France et en Belgique ? Le guide complet d’un match plus intéressant que sa réputation.


Battue par l'Espagne mardi soir à Arlington (0-2), l'équipe de France ne rejouera pas une troisième finale de Coupe du monde consécutive. Mais son Mondial n'est pas terminé : il reste la « petite finale », le match pour la troisième place, un rendez-vous que l'on présente souvent comme le match dont personne ne veut et que presque tout le monde finit par jouer à fond. Date, lieu, diffusion, histoire, primes : tour d'horizon d'un match plus intéressant que sa réputation, qui sera aussi le tout dernier de Didier Deschamps sur le banc des Bleus.
Date, heure et lieu : samedi soir à Miami
La petite finale 2026, match n°103 de la compétition sur 104, se joue le samedi 18 juillet 2026 au Hard Rock Stadium de Miami Gardens, en Floride, la veille de la finale. Coup d'envoi à 17h00 heure locale, soit 23h00 heure de Paris : en cas de prolongation, la soirée pourra se terminer bien après 1h00 du matin en France. L'adversaire des Bleus sera connu ce mercredi soir : ce sera le perdant de la demi-finale Angleterre-Argentine, disputée à 21h00 à Atlanta. En cas d'égalité au terme des 90 minutes : prolongation, puis tirs au but.
Sur quelle chaîne la regarder ?
En France, la petite finale sera diffusée en clair sur M6, en simultané sur beIN Sports 1 (diffuseur de l'intégralité des 104 matchs), et en streaming gratuit sur M6+. Particularité de cette édition : TF1 ne diffuse aucun match du Mondial 2026, M6 ayant raflé les droits en clair. En Belgique francophone, la RTBF diffuse gratuitement l'intégralité de la compétition sur ses antennes (La Une, Tipik, La Trois) et sur sa plateforme Auvio ; la chaîne précise pour ce match sera confirmée dans la grille des programmes. Côté néerlandophone, la couverture est assurée par la VRT.
Depuis quand la petite finale existe-t-elle ?
Le match pour la troisième place est presque aussi vieux que la Coupe du monde elle-même : il apparaît dès la deuxième édition, en 1934, avec une victoire de l'Allemagne sur l'Autriche (3-2). Il n'a manqué à l'appel que deux fois : en 1930, où la FIFA classa rétroactivement les États-Unis troisièmes sans qu'un match soit joué (la légende veut que la Yougoslavie ait refusé un match de classement, furieuse de l'arbitrage de sa demi-finale), et en 1950, où le tournoi s'achevait par une poule finale sans élimination directe. Depuis 1954, la petite finale s'est disputée à chaque édition, sans exception. L'Euro, lui, a abandonné l'exercice après 1980 et un Tchécoslovaquie-Italie conclu au bout de la nuit aux tirs au but (1-1, 9-8).
À quoi ça sert, au juste ?
La question revient à chaque Mondial, et les détracteurs ont des arguments : Louis van Gaal avait résumé la charge en 2014, jugeant que ce match « n'a rien à voir avec le sport » puisqu'un tournoi fantastique peut s'y terminer sur deux défaites. Et pourtant. La petite finale départage les deux battus des demies, offre des médailles de bronze et un écart de dotation d'environ deux millions de dollars entre le troisième et le quatrième, selon la grille rapportée par la presse. Elle permet de dire adieu à son public (Oliver Kahn en 2006), de lancer des jeunes, et elle produit régulièrement du spectacle : libérées de l'enjeu, les équipes attaquent. C'est en petite finale que Hakan Sükür a inscrit en 2002 le but le plus rapide de l'histoire de la Coupe du monde (10,8 secondes), et c'est là que Fontaine (1958), Schillaci (1990), Suker (1998) ou Müller (2010) ont conquis ou consolidé leur titre de meilleur buteur.
Les Bleus et la petite finale : trois précédents
| Édition | Match | Résultat |
|---|---|---|
| 1958 (Göteborg) | France - RFA | Victoire 6-3, quadruplé de Just Fontaine |
| 1982 (Alicante) | France - Pologne | Défaite 3-2, trois jours après Séville |
| 1986 (Puebla) | France - Belgique | Victoire 4-2 a.p., Ferreri, Papin, Genghini, Amoros |
Le précédent de 1958 est entré dans la légende : c'est lors de cette petite finale que Just Fontaine a inscrit un quadruplé contre la RFA, championne du monde en titre, portant son total à 13 buts sur une seule édition, record absolu toujours debout. L'écho avec 2026 est direct : Kylian Mbappé, en tête de la course au Soulier d'or avant la seconde demi-finale, disposera samedi d'un match de plus pour creuser l'écart. À l'inverse, 1982 reste l'exemple du rendez-vous subi : trois jours après le drame de Séville, une équipe de France remaniée et démobilisée s'était inclinée face à la Pologne. En 1986, les Bleus avaient fini sur une note positive contre la Belgique, avec un jeune Papin buteur.
Les questions que tout le monde se pose
Reste la charge symbolique de ce samedi : quels que soient l'adversaire et le scénario, la petite finale de Miami sera le dernier match de Didier Deschamps après quatorze ans à la tête des Bleus. En 1958 comme en 1986, la France avait su transformer ce match sans couronne en moment de football sincère. À cette équipe d'offrir à son sélectionneur, et à elle-même, une sortie par le haut. Rendez-vous samedi, 23h00.
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