Principe
Le blitz est la couverture la plus agressive contre le pick-and-roll. Au moment de l’écran, le défenseur du poseur monte au niveau du ballon et, avec le défenseur du porteur, prend le dribbleur à deux. À la différence du hedge, il ne retourne pas sur son joueur : les deux défenseurs restent sur le porteur jusqu’à ce qu’il lâche le ballon. L’objectif : sortir le ballon des mains du meilleur créateur adverse, provoquer une passe précipitée, voire une perte de balle. Le mot trap désigne plus largement toute prise à deux, par exemple dans un coin du terrain ou sur un joueur au poste bas.
Comment ça se joue
Le piège ne vaut que par ce qui se passe derrière lui. Pendant que deux défenseurs enferment le porteur, les trois autres défendent à trois contre quatre :
- les deux défenseurs du piège forment un mur, mains hautes, pour empêcher le porteur de passer entre eux ou de servir directement le poseur ;
- un défenseur côté faible descend sur le poseur qui roule ou qui reçoit en retrait ;
- les deux derniers se partagent les trois autres attaquants en se plaçant dans les lignes de passe, prêts à une rotation rapide.
Comme il épuise toute la défense, le blitz s’emploie souvent de façon ciblée : contre un meneur très dangereux, en fin de match, ou par surprise pour casser le rythme adverse.
Comment l’exploiter
La riposte classique consiste à passer avant que le piège se referme, puis à jouer l’avantage numérique. Le poseur s’arrête quelques mètres après l’écran, reçoit en short roll et attaque à quatre contre trois : tir, passe au joueur placé près du cercle ou ressortie vers un tireur. L’attaque peut aussi écarter le poseur à trois points, ou faire reculer le porteur de deux dribbles pour ouvrir un angle de passe au-dessus du piège.
Exemples célèbres
Stephen Curry a souvent vu deux défenseurs fondre sur lui, tant son tir à trois points après dribble est dangereux. Les Golden State Warriors en ont fait une arme : Draymond Green reçoit la passe au-dessus du piège, puis attaque la raquette ou cherche les tireurs dans les corners, en position de meneur de jeu à quatre contre trois.
Questions fréquentes
Quand faut-il éviter le blitz ?
Face à un porteur grand ou bon passeur, qui voit par-dessus le piège, ou quand le poseur est un excellent décideur en short roll. Une défense lente à tourner y perd plus qu’elle n’y gagne.
Blitz et drop : deux philosophies opposées ?
Oui. Le drop coverage protège le cercle en reculant, le blitz attaque le ballon en montant. Le switch est une troisième voie : aucun piège, aucune rotation, les deux défenseurs échangent simplement leurs adversaires. Beaucoup d’équipes alternent selon l’adversaire et le moment du match.
Le blitz est-il risqué ?
Oui : chaque passe réussie hors du piège laisse la défense en infériorité numérique. S’il ne provoque ni perte de balle ni passe forcée, il offre souvent un tir ouvert.





