D’où vient le terme
« Floater » vient de « to float », flotter : le ballon semble suspendu au sommet de sa trajectoire avant de redescendre dans le cercle. Les autres noms décrivent le même geste sous un autre angle : teardrop, la larme, pour ce ballon qui tombe comme une goutte, et runner pour le tir pris en pleine course. Personne ne s’accorde sur l’identité de son inventeur, mais le geste s’est imposé comme l’arme des joueurs de petite taille face aux géants.
Comment s’exécute un floater
Le joueur attaque la raquette en drive, mais s’arrête de lui-même avant la zone du layup, là où l’attend le pivot adverse. Il déclenche alors d’une main, en poussant du poignet plus que du bras, une trajectoire très bombée qui passe au-dessus des bras tendus du contreur.
- Le timing : tirer avant que l’intérieur ne sorte au contact, à mi-chemin entre la ligne des lancers francs et le cercle.
- L’appel : sur un pied en pleine course, ou sur deux pieds pour gagner en équilibre.
- La touche : un ballon lâché tout en douceur, qui retombe presque à la verticale dans l’arceau.
L’intérêt est géométrique : un grand qui protège le cercle bras levés ne peut pas aller chercher un ballon qui monte bien au-dessus de l’arceau, lui-même fixé à 3,05 m. S’il sort pour le contester, il laisse le cercle libre pour une passe au poseur d’écran.

Les spécialistes
Tony Parker en a fait sa signature. Avec ce tir, le meneur français a marqué pendant près de vingt ans au milieu des intérieurs, jusqu’à quatre titres NBA avec San Antonio (2003, 2005, 2007 et 2014) et un trophée de MVP des Finales en 2007, face à Cleveland. Chris Paul puis Trae Young en ont eux aussi fait une arme majeure de leur répertoire.
Les erreurs fréquentes
- Le déclencher trop loin : le geste devient un tir à mi-distance mal armé.
- Forcer la puissance : le floater se dose au poignet, un ballon trop appuyé heurte l’arrière du cercle.
- Une trajectoire trop plate, qui laisse au contreur le temps de lever le bras.
- Tirer par habitude alors que le pivot a quitté le cercle et que le poseur d’écran est seul.
Questions fréquentes
Quelle différence entre un floater et un layup ?
Le layup se termine au contact du cercle, souvent par la planche. Le floater est déclenché plus loin, avant le contreur, et cherche l’arceau par une trajectoire haute, sans planche.
Pourquoi l’appelle-t-on aussi teardrop ?
Parce que le ballon retombe du sommet de sa courbe comme une larme qui coule, presque à la verticale.
Qui est le roi du floater ?
Pour le public français, la référence reste Tony Parker, qui en a fait sa marque de fabrique tout au long de sa carrière à San Antonio.





