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D’où vient le terme

L’expression anglaise signifie littéralement « moyenne portée ». Elle désigne tout tir pris hors de la raquette mais en deçà de l’arc, dont le sommet se trouve à 7,24 m du cercle en NBA et à 6,75 m en FIBA. En français, on parle de tir à mi-distance, ou simplement de « mi-distance ». La ligne de fond, les ailes et les elbows, ces angles où la ligne des lancers francs rejoint la raquette, sont les spots les plus utilisés.

Comment s’exécute un tir à mi-distance

Le mid-range se prend rarement à l’arrêt complet. Il naît le plus souvent d’un pull-up jumper (tir en sortie de dribble), d’un fadeaway en reculant ou d’un tir en suspension après une feinte pour créer l’espace. Tout repose sur l’équilibre : appuis stables, épaules face au cercle, élévation verticale pour reproduire la même mécanique malgré le contact ou la fatigue.

C’est d’abord un tir de création individuelle. Il punit une défense qui recule pour protéger le cercle, typiquement le drop coverage sur pick-and-roll, où le pivot adverse laisse le porteur de balle s’arrêter à quatre ou cinq mètres pour garder la raquette fermée. Le joueur qui sanctionne cette zone libre oblige la défense à sortir, et ouvre le jeu pour ses coéquipiers.

Les spécialistes

Michael Jordan a bâti une grande partie de sa domination des années 1990 sur le tir en suspension à mi-distance, un héritage repris ensuite par Kobe Bryant. Dirk Nowitzki en a fait une signature avec son fadeaway sur une jambe, presque impossible à contrer pour un défenseur plus petit. Plus récemment, Kevin Durant, DeMar DeRozan, Chris Paul, Kawhi Leonard ou Devin Booker ont montré qu’un grand créateur pouvait encore vivre de cette zone.

Le mid-range face à l’ère du tir à 3 points

L’arithmétique a changé la donne. Un tir à deux points réussi à 45 % rapporte 0,9 point par tentative ; un tir à trois points réussi à 36 % en rapporte 1,08. Avec la généralisation de l’analyse statistique dans les années 2010, les équipes ont privilégié le cercle et l’arc, et sacrifié le milieu. Selon une étude du groupe Sports Analytics de Dartmouth, le mid-range représentait environ 40 % des tirs tentés en NBA en 1996-1997, contre environ 13 % en 2020-2021.

Le tir n’a pas disparu pour autant. Il reste une arme de playoffs : quand le rythme ralentit et que les défenses se concentrent sur les tirs les plus rentables, le joueur capable de marquer à mi-distance exploite précisément l’espace que l’adversaire a choisi de concéder. En fin de match, face à une défense resserrée, savoir prendre un tir décisif à mi-distance reste une qualité recherchée chez les créateurs.

Carte des zones de tir sur un demi-terrain NBA à l'échelle : la raquette près du cercle, la zone de mi-distance entre la raquette et la ligne à 3 points, mise en évidence, et la zone du tir à 3 points au-delà de l'arc, avec l'évolution de la part des tirs à mi-distance en NBA.
Mi-distance : la zone du milieu

Questions fréquentes

Pourquoi le mid-range est-il moins utilisé aujourd’hui ?

Parce qu’il ne rapporte que deux points pour une difficulté comparable à celle d’un tir à trois points pris par un bon shooteur. À réussite égale, le tir derrière l’arc vaut 50 % de plus.

Qui est le meilleur joueur à mi-distance de l’histoire ?

Il n’existe aucun classement officiel. Michael Jordan, Dirk Nowitzki et Kevin Durant reviennent le plus souvent dans les débats, pour le volume et la réussite de leurs tirs dans cette zone.

Comment dit-on mid-range en français ?

On parle de tir à mi-distance. Le mid-range jumper est le tir en suspension pris depuis cette zone.

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