D’où vient le terme
« To post up » signifie prendre position au poste. Le poste désigne les zones situées le long de la raquette : le poste bas, tout près du cercle, et le poste haut, vers la ligne des lancers francs. Jouer un post-up, c’est s’installer dos au panier, réclamer le ballon et attaquer depuis cette position. Longtemps réservé aux pivots, le geste est devenu l’arme de tout joueur qui dispose d’un avantage de taille ou de force sur son défenseur, par exemple après un switch.
Comment s’exécute un post-up
Tout commence avant la passe :
- Prendre position : l’attaquant bloque son défenseur avec le dos et les hanches, et tend la main opposée pour indiquer où il veut le ballon.
- Recevoir : à deux mains, coudes écartés, en jetant un œil par-dessus l’épaule pour situer son défenseur et repérer une éventuelle aide.
- Attaquer : un drop-step vers la ligne de fond, un crochet, un tir en reculant, une feinte suivie d’un passage sous les bras.
- Ressortir : si la défense envoie un deuxième joueur, le ballon repart vers le tireur laissé seul.
Deux règles encadrent le geste. En NBA, un attaquant situé dans sa moitié offensive, sous le prolongement de la ligne des lancers francs, ne peut pas dribbler dos ou de côté au panier plus de cinq secondes. Et la règle des trois secondes interdit de s’installer trop longtemps dans la raquette.
Les spécialistes
Chaque génération a eu ses maîtres du poste. Kareem Abdul-Jabbar a fait de son skyhook, un crochet lâché très haut au-dessus de la tête, un tir presque impossible à contrer. Hakeem Olajuwon a laissé son nom au Dream Shake, une série de feintes et de pivots qui déséquilibrait les défenseurs. Shaquille O’Neal jouait sur la puissance, Tim Duncan sur la précision de son tir avec la planche.
Les extérieurs s’y sont mis aussi : Michael Jordan, en fin de carrière à Chicago, multipliait les tirs en reculant depuis le poste. Aujourd’hui, Nikola Jokic, Joel Embiid ou Kristaps Porzingis restent parmi les joueurs les plus efficaces dos au panier.
Une arme devenue rare
Selon les données de suivi des joueurs, les équipes NBA jouaient près de 12 post-ups pour 100 possessions en attaque placée en 2013-14, contre à peine 4 au début de la saison 2025-26 : une baisse des deux tiers en un peu plus de dix ans. La raison tient à la rentabilité : un post-up rapporte en moyenne moins qu’un tir à trois points ouvert, et les défenses modernes envoient facilement de l’aide vers un joueur immobile dos au panier.
Les erreurs fréquentes
- Recevoir trop loin du cercle, où le moindre geste devient un tir difficile.
- Dribbler longtemps sans avancer, jusqu’à la perte de balle ou la violation des cinq secondes.
- Ne pas voir arriver la prise à deux et se faire enfermer.
- Tenir le ballon bas, à portée des mains des défenseurs.
Questions fréquentes
Que veut dire « poster » au basket ?
C’est l’adaptation française de « post up » : prendre position dos au panier, près de la raquette, pour recevoir le ballon et attaquer son défenseur.
Combien de temps peut-on jouer dos au panier ?
En NBA, un attaquant situé sous le prolongement de la ligne des lancers francs ne peut pas dribbler dos ou de côté au panier plus de cinq secondes. Il ne peut pas non plus rester plus de trois secondes dans la raquette.
Pourquoi voit-on moins de post-ups en NBA ?
Parce que le tir à trois points rapporte davantage et que les attaques préfèrent écarter le jeu. Le post-up reste utile contre un défenseur plus petit ou pour un joueur très efficace dans ce registre.








